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Véritable " troisième il
du Maître Nageur ", le Système Poséidon
scrute en permanence le volume d'eau du bassin, et donne immédiatement
l'alerte dès qu'un événement suspect caractéristique
d'une noyade est détecté. Il contribue ainsi à
gagner les secondes qui sauvent, et permet d'accroître la
rapidité de détection et d'intervention et d'optimiser
la chaîne de survie.
" Une intervention d'urgence est comme une
chaîne où chaque maillon est essentiel. Plus le maillon
est proche de l'accident, plus il est important. Le Système Poséidon a été le premier maillon. Je crois
que le jeune homme lui doit une fière chandelle ".
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Ces propos sont ceux d'un médecin pompier.
Il témoignait le 8 décembre 2000 dans la presse du
sauvetage d'un nageur grâce au Système Poséidon.
Il affirmait ainsi que sauver quelqu'un
de la noyade dépend de la rapidité de détection
et d'intervention des secours.
Lors d'une noyade, il est essentiel pour les Maîtres Nageurs de porter secours à la victime le plus vite possible
car chaque seconde compte. Selon la règle des 10/20, standard
mondial de sécurité en matière de surveillance,
la personne en difficulté doit être idéalement
détectée en moins de 10 secondes et secourue dans
les 20 secondes qui suivent pour maximiser les chances de survie
sans séquelles. Au-delà de 3 minutes d'immersion,
la victime peut souffrir de graves séquelles tant physiques
que neurologiques. Au-delà de 5 minutes, l'issue est presque
toujours fatale.
Les étapes physiques d'une noyade :
- La noyade commence à la perte de connaissance du nageur,
consécutive à une apnée prolongée,
une crise d'épilepsie, une crise cardiaque, une syncope,
une chute ou un choc violent, l'épuisement, ou bien encore
à cause d'une méconnaissance des techniques de la
nage.
- Dans la grande majorité des cas, une importante
quantité d'eau pénètre dans les poumons de
l'accidenté qui coule alors vers le fond du bassin où
il s'immobilise. Plus rarement, une apnée réflexe
se produit lors de la perte de conscience, ce qui préserve
les poumons de toute entrée d'eau. Le noyé se stabilise
alors juste sous la surface de l'eau.
- Dans les deux cas, la fonction respiratoire se trouvant
interrompue, les fonctions vitales (notamment cérébrales)
ne sont plus assurées que par l'oxygène résiduel
présent dans le sang à l'instant de la perte de connaissance.
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Le compte à rebours commence pour sauver
l'accidenté :
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- A compter de la
perte de connaissance, on considère qu'un sauveteur dispose
de moins de 3 minutes pour porter secours au noyé
- Si les secours ont lieu entre 3 et 5 minutes après
la perte de connaissance, le noyé peut être sauvé,
mais il risque de conserver des séquelles, de gravité
variable.
- Au-delà de 5 minutes, le décès devient
très probable
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